Dépression culinaire

Voilà déjà deux mois que je n’ai plus rien écrit par ici.

Deux mois passés en Australie à essayer de trouver quelque chose à me mettre sous la dent pour écrire avec appétit sur de bonnes choses.

Deux mois d’une quête vaine qui me mena de déceptions en déceptions, incapable de trouver la moindre nourriture appétissante.

Deux mois de dépression culinaire intense.

Assez naïvement, je pensais qu’en Australie je trouverai une terre nourricière riche de mille et unes variétés pour la plupart inconnues que j’aurai pu vous faire découvrir.

Je pensais que vu le nombre d’hectares de champs et le nombre d’exploitations existantes, j’atterrirai dans un pays avec une variété gastronomique intéressante.

Au lieu de ça, tout ce que j’ai pu trouver ce sont des aliments trop gras, trop sucrés, trop salés. Des fruits et légumes souvent verts, sans goûts et arrosés abondamment de pesticides. Des viandes piquées aux hormones coupées en de gros morceaux de barbaque peu ragoûtants.

Le tout pour des prix exorbitants. Encore si la nourriture proposée était chère et délicieuse soit. Mais là elle est ignoble et hors de prix.

J’avais aussi l’image d’un Australien healthy qui prenait soin de sa santé notamment par une nourriture saine. Qui savait apprécier un repas et en faire un moment de convivialité à part entière.

Au lieu de ça, j’ai trouvé des êtres considérants la nourriture comme un carburant à engloutir le plus vite possible.

J’ai même eu la chance d’en trouver qui ont préféré se nourrir de céréales au déjeuner et de viande premier prix au dîner en regardant avec un dégoût non dissimulé mon plat fièrement préparé juste pour eux.

Alors peut-être que je n’ai pas eu de chance et que je suis tombée uniquement dans des familles à part mais là ça commence à faire beaucoup de familles à part.

Peut-être que je fais des généralités d’une minorité mais ça commence à faire beaucoup de minorités.

Vous allez peut-être trouver ça futile mais moi sans bon bouffe je dépéris.

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Il paraît que la qualité s’améliore dans les grandes villes comme Sydney et Melbourne.

J’attends donc de voir si les « on dit » parviendrons à me sustenter plus décemment.

En attendant, je retourne boulotter mes pommes à 7$ le kilo et vous salue bien bas !

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